Jennyfer et moi vous souhaitons une bonne année 2026 !
L’occasion de revenir sur ce que 2025 nous a apporté en termes de numérique.
Au fil des mois, les interrogations au sujet de l’IA commencent à se préciser. Ainsi, la question de savoir si les LLMs (modèles de langage de grande taille) comme ChatGPT pouvaient favoriser une décompensation psychique se fait de plus en plus présente. De ce fait, je me suis interrogé pour Libération et La dépêche sur ce que certains nomment de façon un peu excessive « psychose de l’IA ». En effet, le terme n’a, à ce jour, aucune validation scientifique, en effet, l’expression médiatique évoque la ressemblance des symptômes avec certains aspects de la psychose.
Dans le même registre, les notions de sécurité et d’utilisation éthique de l’IA deviennent de plus en plus centrales, nous en parlions d’ailleurs récemment. Il est probable que ce sujet soit au cœur de cette nouvelle année, avec une évolution de la règlementation.
Alors que Meta réoriente une partie de sa force financière de la VR vers l’IA, j’ai profité de la baisse de prix du matériel pour acquérir un casque de VR. J’ai alors constaté que les applications grand public de relaxation sont encore très limitées, et peu thérapeutiques. En parallèle, des applications professionnelles continuent d’avancer, notre regrettée Séverine parlait déjà de ces dispositifs en 2019 !
J’ai en revanche été très surpris par Eva AI – not a psychotherapist. Dans un cabinet en VR, on s’adresse en direct à un avatar imitant une thérapeute TCC (Thérapie Comportementale et Cognitive) qui nous répond grâce à une IA. Si l’application en accès anticipé revendique de ne pas être un thérapeute, cela questionne sur l’avenir … Quid de la relation transférentielle/ alliance thérapeutique entre IA et humain, levier principal de toute thérapie ? Sachant que de plus en plus d’utilisateurs confient utiliser les LLMs comme des amis, voire comme des thérapeutes, cette question va s’avérer primordiale.

Cette année 2025 a par ailleurs été pour moi l’occasion de découvrir, avec un peu de retard, plusieurs jeux vidéo grand public en lien avec la psychologie :
- Omori, qui parle dépression, phobie, TSPT et pulsions suicidaires
- Before I Forget, jeu très bref dont le gameplay fait vivre le quotidien de personnes souffrant de maladie neurodégénérative.
- Celeste, dont le design retro et le gameplay exigeant sert de décor à une réflexion sur la dépression
- What Remains of Edith Finch, évoquant les problématiques transgénérationnelles.
- Et n’oublions pas Clair Obscur : Expedition 33, jeu primé cette année malgré la polémique sur l’utilisation de l’IA, qui traite entre autres du deuil.
Une fois de plus, le jeu vidéo est un média qui fait passer des messages quant à la santé mentale. Un grand merci à Mathieu Cerbai et Kouryu pour ces découvertes !

Pour Jennyfer, 2025 a également été une année marquante : la réussite à un concours après une année de travail intense, et le début d’une nouvelle vie de professeure documentaliste. Une manière de mettre ses compétences numériques et son amour de la lecture au service des élèves.
En outre, cette année aura été celle de l’accélération de la mise en accusation des « écrans » et de leurs effets sur la jeunesse. Si on ne peut que se féliciter des nouvelles mesures (cependant facilement contournables) prises par les sites pour adultes pour bloquer leurs accès aux mineurs, ce sont les réseaux sociaux qui sont dans le viseur du gouvernement, comme l’a encore rappelé le président hier soir lors de son allocution. Dans ce contexte, la loi interdisant les réseaux sociaux pour les moins de 15 ans pourrait être entérinée cette année. Plus que l’interdiction, il est dommage que la prévention ne soit pas mise en avant : une réelle éducation aux médias dès le plus jeune âge est indispensable pour pouvoir mieux penser le numérique.
Enfin, sur Psycheclic, c’est l’article sur Les chevaliers du zodiaque qui demeure le plus plébiscité, suivi par Fortnite et le Docteur Kawashima.
Merci à tous de votre fidélité, et à bientôt sur Psycheclic, pour continuer de penser ensemble le numérique.








